À l’arrière d’une parcelle dense, cette maison se développe en deux strates radicalement distinctes. Le rez–de–chaussée, entièrement ouvert, accueille les pièces de vie dans un long volume traversant que la lumière découpe de lignes nettes. C’est un espace contemporain, continu, où les parois épaisses et les grandes baies rythment la relation entre intérieur et jardin.
À l’étage, l’architecture change de registre : une constellation de volumes blancs, presque abstraits, compose les espaces de nuit. Ces cubes, légèrement décalés les uns par rapport aux autres, reposent sur le toit–terrasse comme un ensemble suspendu. Leurs variations de hauteur, leurs retraits et leurs porte–à–faux créent des cadrages, des percées lumineuses et des micro–paysages intérieurs.
Entre les deux niveaux, les décalages verticaux deviennent un véritable dispositif spatial : le plancher en verre du patio, les brèches en toiture, les vues traversantes et les différences de niveaux orchestrent une circulation animée par la lumière. Chaque déplacement révèle un nouveau rapport au ciel, au sol, ou au volume suspendu du palier.
L’ensemble compose une maison à la fois compacte et ample, où la rigueur des formes blanches dialogue avec la douceur d’une lumière naturelle omniprésente. Ici, l’architecture ne cherche pas à multiplier les effets, mais à offrir des espaces juste dimensionnés, précis, capables d’accueillir les usages du quotidien avec clarté et sérénité.
Residentiel
Colombes
2018
NDA
Raphaël Bourelly